Intitulé « Refuser l’oppression quotidienne : la prévention du harcèlement à l’école », le rapport d’Éric Debarbieux sur les moyens de lutter contre le harcèlement à l’école, remis le 12 avril dernier à Luc Chatel, est consultable sur le site internet du ministère. S’il souligne que neuf élèves sur dix se sentent bien à l’école, il rappelle également que 10% des enfants y sont victimes de violences répétées, verbales, physiques ou psychologiques.

Parmi ses quinze propositions, le chercheur préconise notamment une meilleure formation des personnels des écoles. La « formation initiale et continue des enseignants » est, en particulier, jugée insuffisante et devrait comporter des modules spécifiques de formation préprofessionnelle.

Le président de l’Observatoire international de la violence à l’École souhaite également la mise en œuvre de politiques de prévention précoce, par le biais de « mobilisations collectives » d’élèves et de parents. Il souhaite qu’y soient associés les enseignants, personnels de direction, mais aussi « les membres des Rased, les infirmières et médecins scolaires, les membres des équipes mobiles de sécurité, les CPE », qui doivent être « confortés dans leurs missions ».

Il suggère également « l’organisation d’un concours national de projets contre le harcèlement à l’école et pour le mieux-vivre ensemble ». Le ministre de l’Éducation doit annoncer lundi, en ouverture des assises nationales sur le harcèlement à l’école qui se dérouleront à Paris les 2 et 3 mai, la politique qu’il entend mener en la matière.