Suite à l’entretien qu’elle nous a accordé, Josette Théophile, Directrice Générale des Ressources Humaines de l’Education nationale, a répondu à notre question sur les conséquences des suppressions de postes. 

La suppression des postes d’enseignants dans la fonction publique n’accentue-t-elle pas le recours à des enseignants contractuels ?

Ces deux faits n’ont pas de rapport particulier. Aujourd’hui la structure globale entre le niveau d’emploi, le niveau des remplacements des titulaires et le recours aux contractuels est à peu près stable. D’ailleurs le taux de couverture des enseignants absents par les titulaires remplaçants est à ce jour supérieur à ce qu’il était par le passé. Via les diverses mesures que nous avons mises en place, dont celles d’assouplir les conditions d’utilisation des titulaires remplaçants en leur permettant notamment de franchir les frontières d’une zone académique à une autre, nous avons amélioré l’efficience des dispositifs de remplacement. Actuellement, 80 % des titulaires remplaçants sont en poste, alors qu’ils n’étaient que 70%, il y a moins de deux ans. A ce jour, nous assurons une continuité de service qui est de l’ordre de plus de 96 %. C’est donc moins de 4 % des heures d’enseignements qui ne sont pas assurées. Un taux d’absence quasi identique à celui que l’on retrouve dans les autres secteurs professionnels.