Le verdict de l’enquête menée en février 2011 par la Centrale des Syndicats du Québec, sur la cyberintimidation dans le milieu scolaire est sans appel : « Les établissements sont démunis face à la cyberintimidation », estiment 74% des sondés.

Les enseignants dénigrés publiquement sur Internet

Sur Internet, n’importe qui peut créer ou rejoindre des groupes de discussions « anti-profs » où s’opèrent de véritables « cyberlynchages » publics et accessibles via Google.

Dans la majorité des cas, la cyberintimidation reste heureusement ponctuelle et se résume le plus souvent à la publication de quelques injures qui ne prêtent pas réellement à conséquence. Mais dans certaines situations, les répercussions sont graves. En 2008, un enseignant canadien a ainsi été interpellé à la fin de son cours par des policiers venus l’arrêter. Ceux-ci avaient eu accès à des messages électroniques dans lesquels ses élèves l’accusaient faussement de pédophilie.

Quels sont les recours en cas de cyberintimidation ?

Si, au Québec, le programme de lutte contre la cyberintimidation subit un relatif échec, en France, les enseignants commencent tout juste à prendre des mesures contre le phénomène. Si la plupart des affaires se règlent généralement entre les murs de l’établissement, certains enseignants choisissent de porter l’affaire devant la justice : des plaintes pour cyberintimidation envers un professeur ont été enregistrées à Marseille, à Megève ou à Cannes.

Des actes simples peuvent également aider à la prévention de la cyberintimidation : sensibiliser les élèves aux risques encourus pour de tels actes, ou taper régulièrement son nom dans les moteurs de recherche pour en vérifier les résultats par exemple.