Jean-Michel Jolion, président du comité de suivi du Master, a remis un rapport d’étape sur la masterisation en fin de semaine dernière. Il y déplore notamment le manque de suivi de la réforme, et affirme que « les deux ministères concernés (…) n’ont aucunement mis en place les outils de supervision qui permettraient aujourd’hui d’avoir une vraie connaissance de la réalité du terrain ».

Mais après « de nombreux échanges avec les organisations présentes au sein du comité de suivi master et au-delà (CDIUFM), les ministères, et par trois visites de site à Amiens, Créteil et Lyon », Jean-Michel Jolion estime que les « écueils » de cette réforme « pourront être levés par de simples ajustements ».

Il suggère par exemple de déplacer « l’admissibilité des concours en fin de M1 », afin de « proposer une vraie alternative aux étudiants non admissibles sur deux semestres », ou de repenser l’exigence du niveau B2 dans une langue étrangère – une mesure « positive sur le principe » mais qui « se heurte à une réalité de terrain », le manque de moyens de certains établissements.

Le rapport final de Jean-Michel Jolion sera rendu « à la fin de cette année universitaire ». Pour en savoir plus, voir aussi notre Lettre Education.