Nous ne voulons pas d' »établissement de comparaisons d’école à école »

Lucile Barberis, pré­si­dente de l'Association géné­rale des ensei­gnants des écoles et classes mater­nelles publiques (Ageem), répond à notre question sur l'évaluation en maternelle.

La présidente de l’Ageem fait avec nous dans le En Pratique un tour d’horizon complet des problèmes qui touchent l’école maternelle. Nous lui avons également demandé ce qu’elle pensait de l’évaluation, désormais obligatoire, en maternelle :

« Nous ne sommes pas contre l’évaluation en elle-même, mais contre les méthodes que l’on nous propose ou impose. Nous nous sommes battus pendant des années pour être une école à part entière, et cela signifie forcément entrer dans un réseau où l’on évalue ce qui s’y fait. La loi nous impose un bilan de compétences à la fin de la grande section. Nous n’avons rien contre. Mais comment ce bilan se fait-il ? Des outils ont été mis à notre disposition par la Dgesco, mais à quelles fins ? Situer les enfants par rapport à leurs propres apprentissages, à leurs propres acquis et carences nous semble légitime. Des dérives dans l’utilisation de ces outils aboutissent cependant trop souvent à un tout autre résultat : l’établissement de comparaisons d’école à école, de circonscription à circonscription… C’est une grosse usine à gaz qui est en train de se monter, et nous n’en voulons pas. »

Partagez l'article

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.