La loi de 2004 sur les signes religieux à l’école « nous a rappelé […] qu’il ne faut pas transiger avec la laïcité ». Propos signés Luc Chatel, à l’occasion de la convention sur la laïcité organisée hier, mardi, par l’UMP. Le ministre de l’Éducation a notamment réaffirmé l’obligation de neutralité pour les collaborateurs occasionnels des services publics, en particulier pour les mères voilées qui voudraient accompagner une sortie scolaire.

Un peu plus tard, Valérie Pécresse a annoncé la création, à la rentrée prochaine, à l’université de Strasbourg, d’un diplôme comparable à celui existant à l’Institut catholique de Paris, mais destiné aux imams. D’une manière plus générale, des modules de formation pour les ministres du culte seront développés dans les universités. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a aussi annoncé le lancement d’une réflexion sur « un institut de recherche sur le monde arabe et sur le monde musulman contemporains ».

Enfin, en marge de cette convention, Benoist Apparu a critiqué les les écoles « hors contrats » avec l’Éducation nationale, en affirmant que « 240.000 enfants sont éduqués dans des collèges où, de 10 ans à 16 ans, le seul programme, c’est l’apprentissage de la religion. L’histoire, la géo, les maths, la physique, ça n’existe pas ». Le secrétaire d’État au Logement a ensuite nuancé ses propos, tout en maintenant que « 240.000 gamins sont soit éduqués en écoles hors contrats, soit chez eux », et « ne sont pas soumis à des programmes obligatoires ». Il s’apprête donc à proposer « un programme scolaire minimum pour toutes les écoles. »