Pourquoi avoir choisi de soutenir un film (1) sur le thème, un peu complexe, de la pollinisation ?

Parce qu’il s’agit d’une véritable histoire d’amour, entre la plante et l’animal, qu’il offre de belles images et qu’il permet d’aborder un sujet important. Les pollinisateurs, comme les abeilles et les bourdons sont en danger. Or, un tiers de notre alimentation en dépend… Si, après avoir vu le film, quelques enfants dans le monde décident de devenir scientifiques ou apiculteurs, ce serait une immense victoire.

Comment Pollen peut-il être utile aux enseignants ?

La reproduction des végétaux est au programme des CM2, mais le film peut intéresser les enfants à partir de 6-7 ans. L’avantage du cinéma, c’est qu’il permet de faire passer beaucoup d’informations, un peu compliquées, en une heure et quart. Avec le support d’images fortes, le film rend les messages simples à comprendre. Notre souci étant d’être scientifiquement correct, nous avons travaillé avec des ONG et des experts, comme le professeur d’entomologie Stephen Buchmann ou Theodore H. Fleming, spécialiste du comportement des chauves-souris. Avec notre partenaire, le WWF, nous avons également créé un dossier pédagogique, destiné aux écoles de primaire, intitulé « Les abeilles et la pollinisation ». Il permet d’expliquer aux élèves l’importance de la pollinisation pour le maintien de la biodiversité, le rôle des abeilles, les menaces qui pèsent sur ces dernières… Il propose une vingtaine d’activités pour animer la classe, mais aussi des solutions pour protéger ces précieux insectes.

Quelle est la philosophie de Disneynature ?

J’ai souhaité créer ce label de production de longs métrages de cinéma, il y a trois ans, parce que les sujets liés à la nature et adaptés au format du grand écran sont nombreux et qu’ils rencontrent l’intérêt du public. Nous avons déjà produit deux films : Les ailes pourpres, sur les flamands roses, et Pollen. Un troisième sur les félins sortira fin 2011 ou début 2012 et un quatrième, sur les chimpanzés, est en cours de tournage. Dès le début, le cadre était clair : réaliser des documentaires, avec de véritables images, non pas dans un esprit contemplatif mais pour raconter des histoires, inventées par la nature elle-même ; travailler avec les meilleures réalisateurs en leur donnant le temps et les moyens nécessaires. Le film sur les chimpanzés, par exemple, aura nécessité quatre ans de tournage.