Quatre lycéennes musulmanes affirment avoir été menacées d’exclusion pour avoir porté de longues robes noires dans leur lycée de Saint-Ouen. Une des quatre lycéennes convoquées le 11 mars par la direction du lycée Auguste-Blanqui (Seine-Saint-Denis) affirme que l’adjoint du proviseur et le CPE l’ont menacé de « devoir quitter l’établissement » si elle revenait avec sa robe noire, perçue comme « un signe religieux ostentatoire ».

Pour les jeunes filles, cette robe « n’est pas religieuse ». « Si [ce costume] était religieux explique l’une d’elles, nous le porterions tous les jours, alors que certains jours, nous sommes en pantalon. »

Pour Clément Dirson, du syndicat Snes, les enseignants du lycée Blanqui s’inquiètent de la « médiatisation » de l’affaire et d’une possible « manipulation des jeunes filles ». Il affirme que les jeunes filles se sont uniquement fait rappeler le principe de laïcité.

Les enseignants de l’établissement auraient demandé au rectorat de Créteil « de leur apporter un éclaircissement sur le statut à accorder à cette longue robe ».