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Rapport sur la réforme du lycée : inquiétude et résistances des enseignants

Rendu public le 16 mars par le ministre de l’Education nationale Luc Chatel, le rapport sur la réforme du lycée provoque « déstabilisation », « doutes », voire « inquiétude » et « résistances » chez les équipes enseignantes.

Rapport sur la réforme du lycée : inquiétude et résistances des enseignants

Le ministre de l’Éducation a rendu public hier le premier rapport sur la réforme du lycée. Ces inspections font état d’une réforme qui « est en marche », mais qui provoque des « doutes », voire de « l’inquiétude » ou des « résistances » au sein des équipes enseignantes.
Les deux heures « d’accompagnement personnalisé », consacrées au soutien, à l’approfondissement et à l’aide à l’orientation, provoquent « déstabilisation et inquiétude ». Cette mesure « nécessite du temps ». Selon les syndicats enseignants, la mise en place est très hétérogène, variant d’un lycée à l’autre. « Chaque établissement donne sa propre réponse à la situation de ses élèves », explique au Figaro Philippe Tournier, du Snpden.

Autre mesure phare : le tutorat. Chaque élève devrait  se voir désigner un tuteur à la rentrée prochaine. « S’il y en a quelques-uns, c’est marginal, là où certains lycées l’avaient déjà instauré avant. En clair, c’est un flop, même si on ne s’attendait pas à ce que ça prenne massivement dès la première année », a confié au Parisien Thierry Cadart, du Sgen-CFDT. Seules des heures supplémentaires ont été allouées pour cette nouvelle façon de travailler « à laquelle les profs n’ont pas été formés ». « Le problème de l’Education nationale, c’est qu’on empile les annonces, les injonctions, sans jamais laisser le temps aux réformes de s’installer », soupire Philippe Tournier. « Sans surtout s’assurer de leur suivi, déplore Thierry Cadart. Or une révolution culturelle, comme la réforme du lycée, ne se fait pas d’un claquement de doigts, sans accompagnement. »

Quant aux stages de remise à niveau, destinés à éviter le redoublement aux élèves de première, et à leur permettre de changer de filière, ils inquiètent les chefs d’établissement. Le SNPDEN pointe du doigt le manque de moyens alloués pour la prochaine rentrée, qui ne respecteraient pas les textes de la réforme.

Pour y remédier, Luc Chatel a indiqué qu’il comptait renforcer l’information des élèves et des familles, privilégier la formation continue des enseignants pour les aider dans l’accompagnement personnalisé, et proposer une formation adaptée aux chefs d’établissement.

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