Une enquête sur les victimes de violence scolaire va être lancée aujourd’hui par le ministère de l’Éducation. Ses résultats seront communiqués par le ministère à la rentrée prochaine et accompagnés des mesures nécessaires.

Cette « enquête nationale de victimation » avait été annoncée en janvier dernier par Eric Debarbieux, le président de l’Observatoire international de la violence scolaire, qui avait conduit l’an dernier les « États généraux de la sécurité à l’école ». Elle concernera les élèves du second degré et sera renouvelée tous les deux ans.

Parallèlement, Luc Chatel reçoit ce lundi plusieurs personnalités qui s’inquiètent des phénomènes de « souffre-douleur », de « bouc émissaire » et de brimades entre élèves. Le pédopsychiatre Marcel Rufo, le sociologue, philosophe et écrivain Edgar Morin, le directeur de recherche à l’Inserm Hubert Montagner, des psychologues, psychanalystes et médecins, avaient écrit fin janvier aux ministres de l’Education, de la Santé, de la Cohésion Sociale, au président de la Halde et à la Défenseure des enfants.

Dans leur lettre, ils affirmaient notamment que « le phénomène du harcèlement entre pairs dans l’espace scolaire est devenu tellement fréquent qu’on ne peut plus faire mine de l’ignorer », et estimaient à 15% la proportion d’élèves concernés : 9% comme victimes, et 6% comme auteurs. Ils soulignaient également les « avancées importantes » obtenues dans ce domaine grâce à la prévention, en particulier dans les pays anglo-saxons.