Un ensei­gnant du lycée fran­çais du Caire a été rapa­trié début février, après avoir brandi une pan­carte « Casse-toi pauvre con ! » par soutien avec les manifestants de la place Tahrir. L’ambassade de France avait décou­vert la pan­carte en regar­dant un repor­tage des mani­fes­ta­tions sur BFM TV.

Le ministère des Affaires étrangères a expliqué que l’enseignant « n’a pas été sanctionné, mais seulement suspendu, c’est-à-dire qu’il conserve son salaire ». « Il a regagné la France à la demande de l’ambassade et de l’AEFE(1) » pour assurer « [sa] sécurité et celle des ressortissants français en Égypte », toujours selon le ministère, qui fait état de « chasse aux étrangers » lors des manifestations.

Le Quai d’Orsay a également rappelé que « les fonctionnaires sont tenus au devoir de réserve, ils ne doivent pas manifester ni s’impliquer dans le débat politique d’un pays ».