L’AEF indique aujourd’hui que le recteur de Montpellier fait part des difficultés liées aux suppressions de postes qui vont toucher son académie pour la prochaine rentrée scolaire.

Son académie va perdre à la rentrée prochaine 95 postes dans le premier degré et 96 postes dans le second degré, alors que des élèves supplémentaires vont arriver. Le recteur Christian Philip le dit sans détours : le nombre d’élèves par classe va obligatoirement augmenter. Tous les postes d’intervenants de langue à l’école primaire seront par ailleurs supprimés d’ici deux ans. Le choix des options en lycée devrait également être affecté, ainsi que les possibilités de dédoublement de classe.

Jean-François Raynal, secrétaire académique adjoint du SNPDEN Languedoc-Roussillon, interrogé par AEF, confirme que « les dotations du rectorat [conduiront] à réduire considérablement les options et le panel des langues proposées ».

La presse régionale se fait largement l’écho de cette situation préoccupante : L’Indépendant titrait ainsi « ‘Une période difficile’ s’ouvre pour le recteur de l’Académie » la semaine dernière.

Le Midi Libre consacrait lundi un article au cas du lycée Frédéric-Bazille-Agropolis de Montpellier où 10% du corps enseignant est menacé de disparition. Du coup, de nombreuses options, en particulier les sections européennes, risquent de passer à la trappe.

La section départementale Perpignan de la FSU dénonçait elle, dans le même journal, la « politique suicidaire du gouvernement » et la situation absolument catastrophique de l’école.

De son côté, le président PS du conseil régional de Basse-Normandie, Laurent Beauvais,  dénonce aujourd’hui dans l’AFP, à la veille de la journée de mobilisation, les 359 suppressions de postes de sa région, la plus touchée en France. « Le ministre (de l’Education natio­nale) Luc Chatel dit qu’il faut faire mieux avec moins. Moi je dis qu’on ne peut pas en matière d’éducation. On va vers de gros risques en rai­son­nant comme ça » s’emporte-t-il.