Dans le cadre du pacte de carrière, des entretiens seront proposés, en mars ou avril, aux 36.700 enseignants comptant 2 ans ou 20 ans d’ancienneté dans l’Éducation nationale. Ils seront assurés, dans le primaire, par l’inspecteur de la circonscription, un conseiller pédagogique, ou le directeur de l’école. Pour les professeurs de collège et lycée, ils seront réalisés par le principal, le proviseur, ou son adjoint.

Selon une note que viennent de recevoir les chefs d’établissements, cet entretien « de carrière » devra permettre à l’enseignant, deux ans après sa titularisation, « de s’exprimer sur son entrée dans le métier », de « vérifier la maîtrise (voire l’aisance) dans son exercice » et visera, si nécessaire, « à définir un éventuel accompagnement ». Après vingt ans d’ancienneté, il portera sur « une éventuelle mobilité fonctionnelle » et devra aider le professeur à « se projeter sur la deuxième partie de sa carrière ».

 Mais le document évoque également l’organisation, dès 2012, d’entretiens « professionnels ». Ils devront aboutir à la mise en place de nouvelles modalités d’évaluation des enseignants, « qui se substitueront à la double notation actuellement en vigueur ».

Les syndicats se disent ouverts à une réflexion sur l’actuel système d’évaluation par le chef d’établissement et par un inspecteur, généralement considéré comme obsolète. Mais ils demeurent méfiants. Le Snes-FSU met ainsi en garde contre la montée en puissance des chefs d’établissement. Le SE-Unsa s’interroge pour sa part sur les critères d’évaluation et refuse la confusion entre accompagnement et évaluation.