Ici, ce sont des élèves de CE2 qui observent la décomposition de la matière par les vers Eisenia ; ailleurs, des collégiens qui démontent un vieil ordinateur pour en analyser les matériaux. Sur les bords d’un étang des jeunes prélèvent quelques petites bêtes, tandis qu’en classe d’autres construisent une maquette illustrant le cycle de l’eau… Dans toute la région toulousaine, l’association Reflets multiplie ateliers et animations, dans les établissements scolaires et périscolaires, pour sensibiliser les jeunes aux problématiques environnementales : biodiversité, protection des milieux naturels, gestion des ressources et celle des déchets, consommation d’énergie, choix alimentaires…

Une méthode particulière

Sa méthode : associer approche ludique, travail en classe et découvertes de terrain. « A ses débuts, en 2001, l’association était spécialisée dans la création d’outils pédagogiques. Elle a notamment contribué à la conception de l’outil Rouletaboule, sur le thème des déchets, ou du programme Ricochets qui recense plus de 150 activités pour la découverte de l’eau », explique Julien Savonet, l’un de quatre salariés de Reflets. « Puis nous avons développé la partie animation, d’une demi-journée à une semaine, l’accompagnement de projets éco-citoyens ou environnementaux et la formation des acteurs éducatifs. »

Nous sommes épatés !

En général, ce sont les enseignants qui contactent l’association. Un animateur recense alors avec eux leurs envies et leurs thèmes de prédilection, avant de leur proposer un programme. « Il faut savoir se limiter à quelques thématiques. On ne peut pas tout aborder si l’on veut passer du temps sur le terrain », prévient Julien Savonet. « Nous y sommes vigilants car il n’y a rien de tel pour aiguiser la curiosité des enfants. » In situ, la dissipation du début laisse vite place à l’observation pointue et à une véritable démarche scientifique. « Les enfants se rendent compte que le développement durable est un tout. » L’expérience se révèle également instructive pour les enseignants : « Ils sont parfois surpris de voir des élèves effacés se révéler très savants. Ils réalisent aussi qu’ils peuvent aborder le thème du développement durable à partir de ce qu’ils maîtrisent eux-mêmes, les contes ou les sciences naturelles… » L’objectif en effet est de permettre à chacun de devenir autonome. Et dans ce terreau fertile, les graines pédagogiques poussent bien. « Quand on voit le soin apporté par les classes à la réalisation des expositions qui clôturent le parcours, on ne peut qu’être épaté ! ».