La ministre de l’Enseignement supé­rieur Valérie Pécresse a jugé hier « indé­cent de la part des uni­ver­si­tés de se plaindre » des moyens qui leur ont été accordés. Sur la chaîne Public Sénat, elle a invité les présidents d’université à regarder « ce qui se passe dans les uni­ver­si­tés anglaises, alle­mandes, espa­gnoles, où l’université et la recherche sont vic­times de la crise ». Cette année, les bud­gets des uni­ver­si­tés vont aug­men­ter en moyenne de 3% (hors masse sala­riale et opé­ra­tions immo­bi­lières), soit deux fois moins qu’en 2010. Pour une majorité d’entre elles la hausse sera de 1,5%, cor­res­pon­dant juste à l’inflation prévue.