Une intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche a boycotté les vœux de Valérie Pécresse, hier, mercredi. La FSU, la CGT, Solidaires, ainsi que les collectifs « Sauvons l’université » et « Sauvons la recherche » dénoncent en particulier un budget 2011 « insuffisant », comme l’avait déjà fait, quelques jours plus tôt, la Conférence des présidents d’université. La CPU déplorait notamment de n’avoir « été ni consultée, ni informée ni associée aux arbitrages et aux choix opérés par le ministère ».

Valérie Pécresse a vivement répliqué à ces reproches : « Il est indécent de la part des universités de se plaindre », a-t-elle déclaré sur Public Sénat. Conseillant aux présidents de regarder « autour d’eux ce qui se passe dans les universités anglaises, allemandes, espagnoles », la ministre a mis en avant l’augmentation de 22% des crédits de fonctionnement entre 2007 et 2011, la somme de 1,5 milliard d’euros qui doit être versée cette année aux universités dans le cadre du grand emprunt ou le fait qu’elles ne sont pas concernées par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite.

Cette année, hors masse salariale et opérations immobilières, les budgets des universités augmenteront en moyenne de 3%, soit deux fois moins qu’en 2010. Pour plus de la moitié d’entre elles, la hausse se limitera à 1,5% et compensera juste l’inflation prévue. Selon la Conférence des Présidents d’Université, certaines d’entre elles risquent donc de connaître des difficultés financières d’ici quelques mois.