Cécile Hoareau, chercheuse au Centre d’étude de l’enseignement supérieur à l’université américaine de Berkeley, a exposé dans un article récent la « relation d’amour-haine » française envers la mondialisation de la recherche. Cette mondialisation perçue comme une menace entraînant une surcompétition, et pourtant favorisée par des réformes successives, qui mènent aujourd’hui à l’autonomie budgétaire des universités. Le gouvernement en place depuis 2007 commence, selon elle, à admettre que cette mondialisation puisse être une chance pour l’enseignement supérieur français. Elle note que la mise en place progressive d’indicateurs statistiques et de comparaisons internationales facilite aujourd’hui l' »entrée de la France sur la scène internationale ». Mais elle prévient qu’un « changement culturel » sera nécessaire pour aller plus loin, que l’acceptation de la mondialisation de la recherche doit dépasser « une poignée d’institutions dynamiques de haut niveau » pour s’étendre à l’ensemble du paysage universitaire.