«  Je pense qu’il faut que nous remettions sur le chantier les éléments de formation. Passer des IUFM à l’université, passer d’un niveau licence à un niveau master, ne suffit pas. Il y a notamment toute la question de la formation pratique ». Ces propos ont été tenus par Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux au monde de l’éducation et de la culture. Le président de la République s’est donc officiellement prononcé pour une remise à plat de la réforme de la formation des enseignants.

Largement critiquée, la « masterisation » a élevé le niveau de recrutement de tous les enseignants au niveau master 2 (bac+5) et confié leur formation aux seules universités via des masters. Mais elle a abouti à l’arrivée, à la dernière rentrée, d’une promotion de professeurs dépourvus de toute notion de pratique pédagogique, les formations spécifiques n’ayant pas été mises en place à temps.

« Mon souci, a expliqué le chef de l’État, c’est de mettre devant nos enfants des professeurs mieux formés, connaissant mieux leur matière et mieux formés à l’enseignement d’une classe d’âge tellement diverse et parfois si difficile ».

 Rappelant que depuis le début des années 1990, « il y a 600.000 enfants de moins et il y a 45.000 enseignants de plus », Nicolas Sarkozy a, en revanche, justifié et défendu les réductions d’effectifs : « Nous devons réfléchir autrement qu’en quantité, mais en qualité […]. La réponse ne peut pas être celle uniquement du nombre des effectifs, la réponse c’est celle de la qualité de formation et de la qualité de rémunération ».