« Mais où sont donc les fils d’ouvriers ? » s’interroge aujourd’hui Le Monde (p.10), commentant des chiffres publiés mardi par l’Observatoire de la vie étudiante (OVE)(1).

La part d’étudiants issus des classes populaires s’est réduite ces quatre dernières années, passant de 35% en 2006 à 31% en 2010 -tandis que la part des étudiants issus de classes supé­rieures est pas­sée de 32% à 36%.

Les enfants d’agriculteurs, d’employés et d’ouvriers ne représentent aujourd’hui que 18% des effectifs en prépa, 20% dans les filières de santé…

A l’inverse, la proportion d’enfants de cadres et d’intellectuels est majoritaire dans les filières sélectives : 50% en prépa, 51% dans les filières de santé, et jusqu’à 55% dans les écoles de commerce.

En quatre ans le nombre de boursiers en prépa a pourtant augmenté, passant de 24% à 33%. Mais cela s’explique notamment par la hausse des bourses à taux 0, dont les bénéficiaires ne touchent pas d’argent et sont juste dispensés des droits d’inscription.