Les universités bénéficieront en 2011 d’une enveloppe supplémentaire de 78,4 millions d’euros pour leur seul fonctionnement. Ce chiffre, que vient de communiquer Valérie Pécresse, représente une augmentation moyenne de 3%, contre 6% l’an dernier. Il masque par ailleurs d’importantes disparités.

Proportionnellement, la mieux lotie est l’université Pierre Mendès-France de Grenoble, qui se voit dotée de plus de 2 millions d’euros supplémentaires (+11,1%). Celles de Nouvelle-Calédonie (+9,8%), Reims (+2,3 millions d’euros, soit 9,6% d’augmentation), Amiens (+8,3%), Chambéry (+8 %), Toulouse-II (+7 %), Paris-III (+6,9 %) ou Bordeaux-III (+6,6 %) bénéficient également d’augmentations substantielles.

Mais pour plus de la moitié des universités (42 sur 80), le coup de pouce ne permettra qu’une compensation de l’inflation prévue pour 2011 : 1,5%. Leurs moyens de fonctionnement n’évolueront donc pas. Parmi elles, des campus aux besoins de financement importants : Paris-V, Paris-VI, Strasbourg, Aix-Marseille ou Montpellier.

Dans son communiqué, le ministère rappelle qu’entre 2007 et 2011, « les universités ont vu leurs moyens de fonctionnement augmenter de 22% en moyenne, pour une augmentation totale de 395 millions d’euros sur la période ».

En outre, la participation de l’État à la masse salariale des universités déjà autonomes progressera de 2,2%, soit 107 millions supplémentaires par rapport à 2010. Enfin, 1,5 milliard d’euros doivent également être versés cette année aux universités dans le cadre du grand emprunt.