Valérie Pécresse souhaite que tous les programmes de licence offrent un nombre minimal d’heures de cours, qu’elle fixe à 400 par année. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche émet cette proposition dans un entretien que publie le supplément Le Monde de l’Éducation. Elle y déplore en effet le manque d’homogénéité des cursus : « Sait-on aujourd’hui que les horaires offerts en licence s’échelonnent de 250 à 500 heures d’une université à l’autre ? ».

Elle renouvelle également le souhait que la future licence mène plus facilement à l’emploi. A cet effet, la ministre entend associer partenaires sociaux et universitaires : « On peut réfléchir ensemble, explique-t-elle. Qu’est-ce qui nous empêche de proposer à des professionnels, à des salariés seniors, qui en ont envie, de venir jouer un rôle d’expert auprès des jeunes ? »

Valérie Pécresse confirme ainsi sa volonté de redéfinir un « référentiel national » de la licence, tout en se défendant de remettre en cause l’autonomie à laquelle ont accédé 90% des universités. Pour elle, « l’innovation pédagogique trouvera sa place à l’intérieur de ce cadre national. Ainsi, rien n’empêche une université de développer à l’intérieur du référentiel un diplôme bidisciplinaire, bilingue, voire même totalement pluridisciplinaire, sur le modèle des bachelors américains, ou une licence en trois ans et demi pour les étudiants les plus fragiles… »

Les négociations autour d’une révision de l’arrêté de 2002, qui régit actuellement l’élaboration du contenu des diplômes de licence, doivent débuter prochainement.