Première fermeture d’un collège en Lozère : résignation et colère

Le collège Pierre Delmas de Sainte Eminie (Lozère) fermera ses portes à la fin de l’année scolaire. Réactions amères du maire, des personnels du collège et des syndicats.

A Sainte Eminie (Lozère), le collège Pierre Delmas fermera ses portes à la fin de l’année scolaire, a annoncé l’inspection académique. Pour la dizaine de professeurs et les agents techniques, qui veillent sur les 36 élèves scolarisés au collège, la nouvelle est tombée comme un couperet, par voie de presse. « Nous devenons une zone sinistrée. La fermeture du collège laisse (…) sur le carreau les personnels du conseil général, du ramassage scolaire, de la cantine… Nous avons investi pour l’école primaire et la crèche, qui affichent complet, nous avons un internat de proximité… », s’est indigné François Gaudry, maire et conseiller général de Ste Enimie.

Jusqu’alors, tous les voyants semblaient au vert pour l’Unité pédagogique de proximité de Ste Enimie. L’établissement accueillait 49 élèves et en attendait vingt de plus à la rentrée suivante. « Nous avons lancé des projets :  section tennis de table, projet cinéma…. A chaque fois nous n’avons pas eu d’appui » souligne Clémence Gouret, professeur de français. Son collègue d’EPS, Nicolas Bourgeois : « depuis l’UPP, il y avait des possibilités de recrutement d’élèves ailleurs, mais rien n’a suivi ». Pour tous les personnels, la fermeture programmée soulève « un problème de fond : si on commence à fermer un collège, on peut en fermer d’autres. Mais que faut-il inventer pour garder nos collèges ? Rien. Nous sommes très vite trahis ».
François Gaudry est ressorti très en colère d’une entrevue le 4 janvier avec l’inspecteur d’académie. « Le verdict est tombé. Sans appel et absolument sans concertation. Notre bassin de recrutement n’est pas suffisant. Depuis quelques années, nous avons toujours dû ajuster. Il n’y a rien de nouveau, pas une cité ouvrière qui ferme brutalement. Mais on ne peut pas supprimer 16.000 postes dans l’éducation nationale sans casser des œufs. »
La FSU Lozère s’indigne : «  La FSU n’a jamais été convaincue par le fait que la création d’une UPP soit une solution. La survie des petits établissements tient à la volonté de tous les acteurs de faire vivre le territoire de recrutement. Or l’Etat diminue drastiquement les moyens de l’Education nationale alors même que les effectifs des élèves augmentent ». La CGT pourrait boycotter les vœux du préfet la semaine prochaine, en signe de protestation.

Source(s) :
  • Le Midi Libre,
  • Totem Radio

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