Les chiffres sont parlants : comme nous l’indiquons aujourd’hui dans la Lettre Education, cette année pour le primaire, 18.000 can­di­dats se sont pré­sen­tés à la ses­sion de sep­tembre, contre près de 35.000 l’année pré­cé­dente, et pour le second degré, 21.000 contre 38.249.

Dans certaines disciplines, les chiffres sont franchement inquiétants : en maths, on est passé de « 3,3 candidats à 1,4 pour 1 poste en un an » (RTL) et même en lettres, on est passé de « 3,7 candidats à 1, 9 pour un poste » (le monde.fr) !.
Si le SNUipp-FSU et le Sgen-CFDT jugent que l’on est dans une année transitoire, ils sont à l’unisson avec le SE-Unsa pour y voir le signe d’un métier devenu « de plus en plus difficile », phénomène amplifié par la réforme de la masterisation. (leparisien.fr).

Le ministère indique néanmoins ne pas vouloir baisser le niveau de recrutement : cela signifierait-il à terme que des postes ne seront pas pourvus ?

Avec la suppression de 16.000 nouveaux postes annoncée pour la rentrée prochaine, la situation risque d’empirer.

Certaines académies seront durement touchées : c’est le cas de l’académie de Créteil, où se trouve pourtant un des plus grands nombres d’établissements difficiles. Pour le 1er degré, 120 postes en moins sont prévus, 426 dans le 2nd degré et 25 emplois administratifs (voir CGT-educ’action de l’académie de Créteil).

Alors que va devenir l’un des anciens plus beaux métiers du monde ?