Pour la première fois cette année, les recteurs d’académie vont percevoir une prime au mérite, liée à « la réalisation des objectifs qui leur seront assignés ». Jusqu’à présent, la prime annuelle des trente recteurs, était fixée à 19.000 euros.

D’après les textes qui viennent d’être publiés au Journal Officiel, cette gratification se compose, à partir de cette année scolaire, d’une part fixe de 15.200 euros, et d’une « part variable » qui pourra atteindre 45 % de la part fixe, soit 6840 euros. Au total, un recteur pourra donc percevoir jusqu’à 22.000 euros de prime.

Si le ministère de l’Éducation s’est refusé à tout commentaire, celui de l’Enseignement supérieur juge « cette politique […] cohérente avec celle de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui a institué des primes au mérite pour les chercheurs et enseignants-chercheurs ». Les recteurs sont en effet également chanceliers des universités. En outre, estime le cabinet de Valérie Pécresse, il est « totalement normal et naturel que les recteurs […] soient associés aux objectifs assignés par le gouvernement ».

Côté syndicats, Bernadette Groison s’est inquiétée sur Europe 1, pour la FSU, des critères d’attribution de la part variable : « Est-ce qu’elle sera attribuée à ceux qui auront bien appliqué la politique de suppression d’emplois de l’Éducation nationale, ou au contraire à ceux qui auront essayé de mettre en place des formations pour les enseignants » ? En mai dernier, le ministère avait diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013.