Louis Vogel a été élu à la tête de la CPU par 61 voix, contre 40 pour la liste emmenée par Alain Beretz, de l’université de Strasbourg, et deux bulletins nuls. A 56 ans, le président de l’université Paris-2 Panthéon-Assas, qui a publié récemment un livre intitulé « l’Université, une chance pour la France », sera secondé par deux personnalités aux sensibilités diverses : Anne Fraïsse, la présidente de Montpellier-III, plutôt de gauche, et Yvon Berland, le président d’Aix-Marseille-II, plutôt classé à droite.

Dans sa profession de foi, le trio s’inquiétait d’années à venir « difficiles » pour les finances d’universités devenues autonomes, et rappelait que « l’autonomie réelle, c’est l’autonomie avec les moyens ; l’autonomie sans les moyens, c’est la dépendance. »

Favorable au développement de filières sélectives à l’université, Louis Vogel considère la réforme de la formation des enseignants comme « un chantier à reprendre, même s’il ne faut pas refaire une nouvelle loi ». Il souhaite notamment une professionnalisation plus importante et plus progressive des futurs professeurs.

Pendant sa courte campagne, cet agrégé de droit a également prôné la création de parcours différenciés pour les étudiants : « un collège pour les meilleurs, un parcours normal, et une troisième voie pour les plus fragiles ». Enfin, il entend présider une CPU « plus offensive », qui entre dans le débat public et prenne des positions politiques sur les questions de société.