Pour la quatrième année consécutive, le baromètre BVA pour l’Institut Paul Delouvrier, publié ce jeudi par Les Echos et France Inter, révèle une hausse globale de l’insatisfaction quant à l’action de l’Etat en matière de services publics. Le taux global d’opinions positives perd ainsi 2 nouveaux points par rapport à l’an dernier et tombe à 41%.

Pôle emploi est le service le plus critiqué, avec 19 % de bonnes opinions (- 4 points) et à peine plus d’un usager satisfait sur deux (52 %, – 2). Mais les attentes sont également très fortes dans le domaine de l’éducation. Près d’un Français sur deux (47 %, + 9) attend que les pouvoirs publics y consacrent prioritairement leurs efforts, alors que les bonnes opinions fondent (39 %, – 12 points depuis 2007).

Les usagers, élèves et parents, sont encore satisfaits à 78 %, mais ce score chute de 9 points en un an. Les sondés estiment notamment que l’école reste efficace pour enseigner des savoirs, mais elle ne répond plus à leurs attentes quand il s’agit de préparer les jeunes à la vie active.

Plus surprenant, les Français sont même majoritairement prêts à payer plus d’impôts pour retrouver de meilleurs services publics. S’il fallait choisir entre un allègement de la fiscalité, quitte à réduire la qualité des services publics, et une augmentation d’impôts pour qu’ils s’améliorent, une courte majorité (45%) choisit la hausse des prélèvements (contre 44% pour la première option). Pour la même question posée en 2005, seuls 40% faisaient ce choix, contre 55% qui préféraient la baisse des impôts. La fiscalité allégée recueillait encore 52% des suffrages l’an dernier.