Pas d’écoles « bunkers »

Au lendemain de la prise d'otages dans une école maternelle de Besançon, Luc Chatel n'envisage pas de nouvelles mesures de sécurité.

Le gouvernement n’envisage pas de prendre de nouvelles mesures de sécurité dans les écoles maternelles. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Luc Chatel, au lendemain de la prise d’otages qui s’est déroulée dans une école de Besançon, dans le Doubs.

« Je ne veux pas d’écoles-bunkers, d’écoles-prisons. L’école doit être ouverte sur la société », a notamment déclaré le ministre de l’Éducation, interrogé ce mardi matin à ce sujet sur France Inter. Tout en affirmant que l’école « doit aussi se protéger des éventuelles agressions extérieures », Luc Chatel s’est voulu rassurant, « parce que les équipes des 55.000 écoles de France sont très vigilantes et extrêmement mobilisées ».

Les dispositions appliquées depuis quelques mois dans certains collèges et lycées jugés à risques, comme l’affectation de policiers dans ces établissements, ne seront donc pas transposées dans les écoles. En effet, selon le ministre, « ce n’est pas exactement le même sujet que celui de la protection des collèges et lycées, où on a une autre forme de délinquance potentielle qui justifie des moyens supplémentaires ».

Les évènements de ce type sont extrêmement rares en France. En 1993 un homme armé et cagoulé avait retenu une classe de 21 enfants dans une école maternelle de Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. La prise d’otages avait duré deux jours et s’était soldée par la mort du forcené. Deux ans plus tard, un homme armé avait, lui aussi, retenu 22 élèves et leur institutrice dans une école à Clichy, près de Paris, avant de les libérer sans violence, deux heures plus tard.

Source(s) :
  • France Inter, Reuters, lePoint.fr, leJDD.fr, BFMTV, leMonde.fr

Les commentaires sont fermés .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.