La FSU, première fédération de l’Éducation, vient de remettre à Luc Chatel 20 propositions pour l’École. Elle demande notamment au ministre de rétablir la carte scolaire, de « relancer l’éducation prioritaire », de « rompre » avec la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux ou de « repenser le temps scolaire ».

Dans le primaire, la FSU réclame « plus de maîtres que de classes » et des horaires prévoyant « des temps en petits groupes ». Elle veut aussi voir le ministère « développer un service public de la petite enfance » et « conforter l’école maternelle ». Elle préconise également la réouverture de tous les postes Rased et l’abandon de deux réformes : la loi LRU sur l’autonomie des universités et celle de la formation des enseignants. Pour cette dernière, le syndicat souhaite que soit négociée une nouvelle réforme qui combinerait « accès à la recherche » et « formation de haut niveau ».

Simultanément, la Conférence des directeurs d’IUFM s’est, elle aussi, penchée sur les effets de la masterisation. La CDIUFM estime ainsi que « l’idée d’un master en alternance » évoquée récemment par Luc Chatel « va dans le bon sens ». Mais au-delà de la seule formation, les directeurs d’IUFM estiment que l’ouverture de « 550 spécialités de master » à la rentrée a provoqué la déstructuration « de tout un pan de l’université ».

Ils demandent donc que les IUFM, désormais intégrés aux universités, deviennent « de véritables pôles sur les métiers de l’éducation et de la formation », ainsi que le lancement « de programmes scientifiques structurants »