Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé le 16 novembre dernier le doublement du nombre de jeunes en alternance (de 600.000 à 1.200.000 environ), Philippe Meirieu met en garde contre le « danger réel » d’une « remise en question du service public d’éducation »(1). Le pédagogue et vice-président du conseil régional Rhône-Alpes (Europe Ecologie) note en effet que le président de la République « n’a pas dit s’il s’agissait de proposer l’apprentissage à des jeunes qui actuellement ne sont pas sous statut scolaire, ou à des jeunes en lycée professionnels, qui passeraient dans les CFA, donc sous contrôle du patronat ». Philippe Meirieu craint « la tentation d’utiliser les modes de la formation continue pour démanteler la formation initiale », rappelant que la formation « des adultes obéit à des règles concurrentielles ».