Un programme sportif adapté, la multiplication des Travaux d’intérêt général et un renforcement de l’encadrement : telles sont les principales propositions formulées ce matin, lundi, par Luc Chatel au sujet des Établissements de réinsertion scolaire.

Après les incidents survenus récemment à Craon (Mayenne), Portbail (Manche) ou Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes), le ministre de l’Éducation recevait en effet les directeurs des onze ERS accueillant depuis la rentrée des élèves en difficultés scolaires et au comportement « perturbateur ».

Parmi les pistes proposées par le ministre, un programme sportif spécifique aux ERS sera bâti, pour « apprendre l’importance de la règle » aux adolescents qu’ils accueillent. Des TIG aux « vertus éducatives » seront multipliés, pour « qu’ils comprennent mieux la sanction ». Enfin, concernant l’encadrement, les partenariats avec de jeunes retraités de la police nationale ou de la gendarmerie ou avec les équipes mobiles de sécurité seront renforcés.

S’il a reconnu l’existence de difficultés, Luc Chatel n’a nullement remis en cause l’existence du dispositif : « Ici ou là, nous avons rencontré quelques incidents, que nous assumons, et il faut en tirer des leçons ». La semaine dernière, la FSU avait demandé la suspension pure et simple des ERS. La première fédération syndicale d’enseignants déplore notamment l’« effet cocotte-minute » de ce dispositif, qui rassemble des élèves décrocheurs loin de chez eux.