L’enseignement de la philosophie va débuter plus tôt, dès la seconde ou la première, dans certains lycées, à partir de la rentrée prochaine. Luc Chatel en a fait l’annonce hier, jeudi, à l’occasion de la journée mondiale de la philosophie organisée par l’Unesco, à Paris.

Une expérimentation nationale sera lancée auprès d’établissements volontaires, dont le nombre n’a pas été précisé. Elle permettra d’aborder la philosophie par le biais des enseignements d’exploration créés dans le cadre de la réforme du lycée et des deux heures hebdomadaires d’accompagnement personnalisé.

Le ministre de l’Éducation souhaite par ailleurs élargir le champ d’action des professeurs de philosophie, qui « pourront enseigner l’éducation civique, juridique et sociale », en abordant des thèmes comme la citoyenneté ou les droits et devoirs sous l’angle philosophique. Il entend également que ces enseignants puissent « intervenir de manière ciblée au sein des cours d’autres disciplines pour en éclairer la portée philosophique ».

L’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public (Appep) n’a pas manifesté un enthousiasme exagéré en réaction à l’annonce du ministre. Si elle ne se déclare « pas opposée à la philo avant la terminale », elle déplore le caractère « flou » et « non contraignant » de la proposition. Pour l’Association pour la création d’instituts de recherche sur l’enseignement de la philosophie (Acireph), qui demandait cette évolution, il s’agit en revanche d’une « excellente nouvelle ».