Robert Prosperini, secrétaire général du Syndicat des Inspecteurs d’Académie (SIA) doute du « bien-fondé » de certaines mesures de la mastérisation. « Aux yeux de certains hauts responsables de l’Éducation nationale, il ne serait pas difficile d’enseigner, » affirme-t-il. Il cite en exemple le recours possible à des étudiants en master 2 volontaires pour assurer des remplacements, ou l’utilisation de TZR pour effectuer des remplacements « dans des disciplines connexes ». Robert Prosperini dénonce l’incohérence de ces mesures, alors qu’on exige par ailleurs des candidats à l’enseignement « un master Bac + 5, le C2i2E(1), le CLES 2(2) et un Capes ». Le nombre de suppressions de postes est certes « tel qu’il nécessite l’appel à des ressources humaines peu qualifiées et non formées », mais « on ne peut réduire les réformes au seul objectif de la diminution de la dette de l’État, » dénonce-t-il.