Les défis de l’école à Mayotte

A six mois de passage de l'île au statut de département, de multiples avancées restent à réaliser en matière scolaire.

Les défis que doit relever Mayotte en matière scolaire demeurent « considérables ». C’est, en substance, ce qu’écrit Didier Quentin, le rapporteur sur l’outre-mer de la commission des lois à l’Assemblée nationale. En marge du projet de loi de finances pour 2011, le député UMP de Charente-Maritime a en effet évoqué le devenir de la collectivité de l’océan Indien, qui accèdera au statut de département dans six mois.

Il souligne par exemple que « trois élèves sur quatre entrant en classe de 6e ne maîtrisent pas le français », qui n’est pas la langue majoritaire sur l’île. Ainsi, dans les écoles coraniques, l’enseignement se fait en arabe. En outre, la scolarisation des filles ayant débuté tardivement, la majorité des femmes adultes est encore analphabète ou illettrée et leur maîtrise de la langue française est encore plus faible que celle des hommes.

Les difficultés sont aussi matérielles. « Les infrastructures manquent », en effet, pour accueillir chaque année 1.500 élèves supplémentaires dans le premier degré et 1.600 dans le second. Marie-Luce Penchard, la ministre de l’Outre-mer, a donc annoncé « un effort spécifique d’aide en matière de construction d’équipements scolaires du premier degré ».

Le projet de budget 2011 prévoit notamment la reconduction jusqu’en 2013 de la dotation spéciale de construction et d’équipement des établissements scolaires versée aux communes de l’île, portée de 5 à 10 millions d’euros pour 2011.

Source(s) :
  • AFP

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