Rétablir un examen d’entrée en 6ème : la proposition de Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée, fait l’unanimité… contre elle. Après Luc Chatel, le ministre de l’Education, qui lui préfère une « évaluation tout au long de la scolarité », Valérie Pécresse vient à son tour d’exprimer ses réticences.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche souhaite que soit plutôt proposé un soutien renforcé aux élèves de CM2, sur la base des évaluations passées en cours d’année scolaire. Le Parti socialiste, quant à lui, estime simplement que Jean-François Copé « a tout faux ». 

En dehors des politiques, les réactions ne sont guère plus favorables. Ainsi, pour Sébastien Sihr, le secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, « ce sont des propositions totalement passéistes et inefficaces ». Au nom du Sgen-CFDT, Thierry Cadart se dit « effaré » par un « numéro de batteur de foire ». Les parents d’élèves ne sont pas davantage convaincus. Philippe Vrand, le président de la Peep, s’interroge : « Qu’est-ce que cette proposition peut améliorer à part décourager un peu plus les élèves en difficulté ? »

Le patron des députés UMP se défend de vouloir rétablir un certificat d’études déguisé et ne s’émeut pas outre mesure des critiques : « A chaque fois qu’on lance une idée sur l’Education nationale, c’est le drame ! Dans les heures qui suivent se déclenchent immédiatement des prises de positions dans tous les sens ».