La ministre québécoise de l’Education, Line Beauchamp, a organisé avant-hier un forum sur l’intégration des « élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage » (EHDAA). Plus d’une centaine de représentants du milieu de l’éducation y étaient attendus. La ministre insistait, dans un document de réflexion, sur l’importance de la formation, afin que les enseignants soient à même de pratiquer une pédagogie différenciée dans leurs classes. Mais les enseignants ne veulent plus d’une politique d’intégration à tout prix. La présidente de la Fédération des syndicats d’enseignement (FSE), Manon Bernard, affirme que « passé un certain seuil d’intégration, la classe ordinaire ne répond plus aux besoins de personne. » La FSE évalue actuellement à 20% le pourcentage d’élèves en difficulté intégrés dans les classes, un pourcentage qu’elle souhaiterait voir diminuer de moitié. Elle suggère de créer plus de classes spéciales, de classes-répit(1), et des parcours spécifiques pour ces élèves en difficulté. Pour en avoir les moyens, elle préconise notamment la fin des subventions publiques aux écoles privées.