Plusieurs syndicats, au premier rang desquels le SE-Unsa, accusent le gouvernement d’organiser « la disparition progressive et sournoise de milliers d’emplois aidés » dans les établissements scolaires. Selon l’organisation, depuis la rentrée, les inspecteurs d’académie suppriment, au fur et à mesure de leur arrivée à échéance, des milliers de contrats aidés d’employés de vie scolaire (EVS). L’aide administrative des directeurs d’école serait plus particulièrement visée.

Depuis 2006, les EVS interviennent dans le primaire où ils aident les directeurs d’écoles dans leurs tâches administratives et accompagnent les enfants handicapés. Dans le secondaire, ils font office de surveillants, d’accompagnateurs d’élève handicapé ou encore de médiateurs de réussite scolaire dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme.

Payés au Smic, ces contrats d’un an renouvelables deux fois étaient jusqu’à présent financés à 90% par l’État et à 10% par l’Éducation nationale. Ces participations respectives sont passées à 80% et 20% à la rentrée, et la contribution de l’Éducation nationale sera portée à 30% en 2011.

Les syndicats évoquent entre 600 et 700 contrats qui doivent disparaître dans les semaines qui viennent dans les seules Bouches-du-Rhône, 130 dans le Tarn, 420 dans le Val d’Oise, 200 en Haute Garonne, 90 dans la Drôme, 300 en Haute Loire… Selon l’Unsa, un tiers des départements est actuellement touché par les suppressions, mais tous devraient l’être dès janvier prochain.