Réunie pour son congrès annuel, la Conférence des grandes écoles accueillera demain, vendredi, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans son discours de clôture, Valérie Pécresse se prononcera pour une modification des épreuves d’entrée, qu’elle juge, pour certaines, socialement discriminantes.

La ministre avait sollicité, dès janvier, un rapport sur la question. Ses conclusions sont désormais connues : les boursiers réussissent moins bien, et les sciences et les langues, plus que le français, sont discriminantes.

Selon son entourage, Valérie Pécresse entend donc demander aux grandes écoles de « faire des propositions fermes, dans un calendrier précis », afin de parvenir à des « concours (toujours) exigeants, mais plus justes ». Elle avait déjà dévoilé quelques pistes de travail, fin septembre, dans une interview à l’Express : « tout d’abord repenser les épreuves de langues. Les ouvrir notamment aux langues maternelles des candidats, que ce soit le chinois, l’arabe, le vietnamien ou autre ».

Sans fermer la porte, la première réaction de la CGE se veut prudente. Pour Pierre Tapie, son président, « les modifications doivent être différentes selon les écoles. Le sujet est complexe ». Le directeur général de l’Essec prévient déjà : « Nous regarderons toutes les possibilités avancées par la ministre avec beaucoup d’attention, mais il n’y a pas de solution miracle ».