Organisée tous les ans, le 5 octobre, depuis 1994, la Journée mondiale des enseignants a permis aux 394 organisations membres de l’Internationale de l’Éducation, représentant plus de 30 millions de personnes travaillant dans 171 pays, d’interpeller leurs gouvernements respectifs.

En France, par exemple, les syndicats affiliés à l’IE (SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNUIPP-FSU, SNES-FSU, UNSA Éducation, SGEN-CFDT, SNETAA) ont écrit au président de la République, au Premier ministre et aux ministres en charge de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, pour répéter leur opposition aux suppressions de postes et réclamer le développement d’une politique éducative ambitieuse.

D’une manière générale, du Québec à Haïti, de la Côte d’Ivoire au Laos, des millions d’enseignants et de personnes travaillant dans le secteur de l’éducation, rejoints par des enfants, des jeunes gens et des parents, ont insisté sur le rôle unique des enseignants dans la reconstruction sociale et intellectuelle des communautés après les crises, qu’elles soient économiques ou humanitaires.

Fred van Leeuwen l’a notamment souligné : « Quel que soit le lieu où les communautés sont confrontées à des épreuves, les enseignants sont immédiatement présents en première ligne pour aider à la reprise ». Mais le secrétaire général de l’IE a également rappelé que « malheureusement, dans beaucoup de pays, être un enseignant signifie aussi recevoir un salaire inéquitable, être traité de manière injuste ou être harcelé, et dans certains cas, mettre sa vie en danger ».