Le gouvernement a rendu hier ses arbitrages en matière budgétaire pour l’année 2011. L’Éducation nationale reste le ministère le mieux doté, avec 60,505 milliards d’euros pour l’an prochain, soit une hausse de 1,6 % par rapport à cette année. En termes d’effectifs, c’est pourtant le système éducatif qui souffre le plus de la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Sur les 31.638 postes supprimés l’an prochain, 16.000, soit plus de la moitié, le seront dans l’Éducation nationale. Dans le détail, selon les chiffres officiels, 8.967 postes d’enseignants seront supprimés dans le premier degré public (dont 5.600 de surnombre). S’y ajouteront 4.800 postes d’enseignants du second degré public, 1.633 postes dans l’enseignement privé sous contrat et 600 postes de personnels administratifs. Au total, entre 2007 et 2011, le nombre de postes mis au concours aura été divisé par deux. Le lycée général et technologique sera toutefois préservé, afin que la réforme se fasse à moyens constants.

La règle du non-remplacement ne sera pas non plus appliquée dans l’enseignement supérieur et la recherche, définis par Bercy comme « la principale priorité du gouvernement ». Les crédits de mission s’élèveront ainsi l’an prochain à 25,19 milliards d’euros (23,7 milliards hors pensions, contre 23,62 en 2010). Les moyens supplémentaires doivent servir « notamment à accompagner le passage » à l’autonomie des universités « et à financer d’importants travaux immobiliers ».