Les Conférences des directeurs d’IUFM (CDIUFM), des doyens et directeurs d’UFR de lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales (CDUL) et des doyens et directeurs des UFR scientifiques (CDUS) ont réaffirmé leurs inquiétudes quant aux difficultés de mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants.

Dans un texte commun, les trois instances « rappellent combien les stages (stages d’observation, de pratique accompagnée et en responsabilité) sont indispensables dans la formation des étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement ». Mais elles « s’inquiètent des difficultés majeures rencontrées dans la mise en œuvre du dispositif de stage et souhaitent que des solutions puissent être trouvées d’urgence ».

En outre, CDIUFM, CDUL et CDUS « observent que les dates de concours retenues pour la session 2011 ne permettent pas d’assurer la formation approfondie nécessaire, eu égard aux exigences des concours redéfinis dans leurs contenus de programmes et épreuves ».

Les professeurs de langues anciennes, aussi, redoutent les effets des différentes réformes. Le nouveau Capes de lettres classiques ne comprendra, en effet, plus d’épreuves de latin et de grec, ce qui avait provoqué, l’été dernier, la démission de son jury. C’est désormais le programme pour l’enseignement d’exploration « langues et cultures de l’Antiquité » qui provoque leur courroux.

Latinistes et hellénistes dénoncent notamment le « grand flou » d’un texte dont la publication tardive « fragilise au maximum » des enseignements que beaucoup d’établissements ne proposent déjà plus.