Après avoir été reçus au cabinet de Luc Chatel, trois syndicats de médecins scolaires (SNMSU-Unsa Education / SNAMSPEN-UCMSF / SMEDEN-FO) ont publié un texte commun dans lequel ils dénoncent « l’absence totale de réflexion et de volonté politique face à la pénurie de médecins de l’Education nationale ».

Chargés de permettre l’adaptation de tous à l’école, les médecins scolaires remplissent quatre missions : dépistage (pathologies et handicaps, troubles du langage…), prévention de la maltraitance, accueil des enfants handicapés et éducation à la santé (conduites à risque, hygiène buccodentaire, nutrition…).

Mais les trois organisations rappellent que, pour s’acquitter de ce rôle, les médecins scolaires ne sont que « 1200 pour 12 millions d’élèves avec 150 postes vacants à la rentrée 2010 ». A la veille de la mise en place d’un nouveau plan santé des élèves, elles s’interrogent donc : « Le ministère a-t-il conscience d’organiser, au mépris de la Loi et des besoins de santé des jeunes, la suppression d’un service de médecins spécifiquement dédié aux enfants et adolescents à l’école et à leur famille ? »

Pour « mettre leur ministère face à ses responsabilités », les syndicats ont donc pris deux décisions. Ainsi, les consultations médicales ne s’effectueront-elles plus que sur un nombre de pôles limité, définis par le médecin du secteur. De plus, les médecins continueront à examiner les enfants et à recevoir leurs familles, mais ils ne renseigneront plus les documents et dossiers demandés par les Maisons Départementales pour les Personnes Handicapées.