Le phénomène est sans doute inédit : les enseignants sont appelés à la grève moins d’une semaine après la rentrée. Dès aujourd’hui, lundi, le SNES-FSU appelle à la mobilisation dans les collèges et les lycées. Le principal syndicat du secondaire, rejoint par Sud Éducation, dénonce notamment les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail et, conséquence de la réforme de la formation des enseignants, l’arrivée de professeurs débutants directement dans les classes.

Selon le ministère, la mobilisation est toutefois faible: en fin de matinée, les chiffres officiels recensaient une moyenne de 5,62% de grévistes : 6,92% dans les collèges, 2,04% dans les lycées d’enseignement professionnel, et 5,24% dans les lycées d’enseignement général et technologique. Le Snes, pour sa part, comptabilise 30% de grévistes.

Demain, à l’occasion de la journée d’action contre le projet de réforme des retraites, le mouvement s’étendra à l’ensemble du système éducatif. Il devrait, en particulier, être massivement suivi dans le primaire. Sur la base des déclarations préalables de grève, rendues obligatoires par la loi sur le service minimum d’accueil, le SNUipp-FSU prévoit ainsi un taux de 62% de grévistes dans le primaire.

Le syndicat appuie cette estimation sur les réponses reçues vendredi dernier à 15 heures 30, en provenance de 50 départements, représentant 53% de la profession. Le 24 juin dernier, lors de la dernière journée de défense des retraites, un peu plus d’un enseignant du primaire sur deux (52,5%) avait fait grève selon le SNUipp-FSU, le ministère n’en comptant que 31,9%.