L’Education nationale connaît « un climat général de rejet et de défiance » vis-à-vis de la « parole nationale ». C’est en tout cas l’avis de Philippe Tournier. Le secrétaire général du SNPDEN-Unsa admet que la rentrée sera « sans doute techniquement réussie ». Mais, aux yeux du principal syndicat des chefs d’établissement, la politique de suppressions de postes menée par le gouvernement « pollue tout » et « les dégâts des dernières années seront sans doute des dégâts assez profonds », dont les effets se mesureront dans les années à venir.

Philippe Tournier réclame donc « une politique de l’éducation qui aborde les questions qui ne vont pas, et non pas une politique de communication conçue surtout pour faire passer les suppressions de postes ».

Pour la première fois depuis sa création en 1990, le SI-EN Unsa a également tenu à exprimer ses craintes lors d’une conférence de presse de rentrée. Le principal syndicat des inspecteurs pédagogiques évoque, lui aussi, une « crise de confiance extrêmement forte entre les enseignants et le ministre de l’Education », résultant selon lui d’un « décalage de plus en plus grand entre leurs inquiétudes et les réponses du ministre ».

 

Qualifiant notamment les 16.000 suppressions de postes programmées cette année dans l’EN de « casse du siècle », Patrick Roumagnac, le secrétaire général du syndicat a averti : « sur le terrain, tout est loin d’aller très bien ! »