Les lycéens britanniques ont reçu jeudi dernier les résultats de leur « bac », ou A-levels. Cette année, le taux de réussite atteint 97,6%. Forcément, on questionne l’intérêt de l’épreuve. « Les exigences ont chuté, les examens ne sont plus ce qu’ils étaient, c’est beaucoup plus simple de passer aujourd’hui qu’il y a un ou deux ans. » Une rengaine bien connue… Et pour cause : c’est ce qu’on entendait déjà en 1900 sur le même sujet(1), selon un historien interviewé dans le Times Educational Supplement !

Au lieu d’alimenter ce vieux débat par des remarques théoriques, plusieurs adultes sont allés passer eux-mêmes les épreuves. La journaliste Viv Groskop du Guardian, qui a vu ses révisions intensives récompensées par un score de 90%, dit être rassurée par la difficulté de l’épreuve.

A la demande de Radio 4, le metteur en scène Trevor Nunn a notamment planché sur l’épreuve de littérature shakespearienne. Cet ancien directeur artistique de la Royal Shakespeare Company, diplômé de Cambridge, n’a obtenu qu’un « B » à sa dissertation sur la relation fils-mère dans Hamlet. Tout comme Adam Long, célèbre fondateur de la Reduced Shakespeare Company, qui s’est aussi lancé dans l’aventure. Alors que près d’un quart des candidats aux épreuves d’anglais ont eu un A ou A*.