L’ONG Global Footprint Network (GFN) calcule chaque année le taux d’épuisement de la terre pour une année donnée. GFN calcule donc les ressources offertes par la nature et les compare à la consommation humaine et à ses rejets. Le taux d’épuisement comprend les ressources en eau, en matières premières, en denrées alimentaires…mais aussi ce que la terre peut absorber comme rejets de CO2 par exemple.

On s’y intéresse depuis presque quinze ans. En 1986 en effet, pour la première fois de son histoire, l’homme a consommé en un an la totalité de ce que la planète lui offrait. Il ne restait pas de ressources disponibles, ce qui était déjà préoccupant.

Mais aujourd’hui, la situation est bien pire : en quelques mois, l’homme a consommé ce que la nature est capable de produire en un an. Elle n’a plus le temps de se régénérer, et il faut puiser dans des réserves non renouvelables. Et abîmer la planète –les océans, les forêts…

On peut lire ainsi sur le site du WWF de Belgique, qu’ »à ce jour, l’empreinte écologique moyenne par personne dans le monde est de 2,7 hectares globaux. Or la biocapacité n’est que de 2,1 hectares, ce qui explique que nous vivions à crédit sur les ressources naturelles. » La rupture marquée par la fameuse année 1986 est évoquée : « c’est le cas depuis la fin des années 1980, où notre empreinte écologique était globalement équivalente à ce que la Terre nous fournissait. »

Nous consommons trop par rapport à ce que la Terre produit. Nous polluons trop par rapport à ce que la Terre peut absorber. Jusqu’à quand ?

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