Classement de Shanghai : pourquoi la France est-elle mal placée ?

Il vient de tomber, il est publié ce matin sur le site du quotidien "Les Echos", et cette année encore, il sera douloureux pour la France. Comment l’expliquer ?

Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, tente de répondre à cette question dans son Blog , et analyse le pourquoi des « contre-performances françaises ».

Les chiffres tout d’abord : trois universités françaises seulement se trouvent parmi les cent meilleures mondiales, la première -l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI)- n’arrivant qu’en 39ème position. L’Ecole normale supérieure est 71ème, tandis que Polytechnique est reléguée très loin, après la 200ème place !

Comment comprendre de tels résultats ?

Parmi les raisons invoquées, Jean-Marc Vittori explique que « c’est un classement de la recherche plus que de l’université. Or en France, une grande part de la recherche se fait au sein du CNRS, qui n’est pas une université ». Ni une grande école. Le morcellement du système d’enseignement supérieur français ne rend en effet pas les choses simples : entre la dissension université/grande école, et le clivage enseignement/recherche à l’université, difficile d’avoir un baromètre pertinent. Valérie Pécresse s’est d’ailleurs déplacée à Shanghai le mois dernier pour essayer de présenter ce système complexe et unique au monde aux chercheurs chinois. Pour l’instant, cette démarche n’a pas permis d’obtenir de résultats, mais elle est positive, reconnaît le journaliste.

Fondamentalement, Jean-Marc Vittori juge qu’ »il faut rendre le paysage académique français plus lisible ». Et d’ajouter : « Il y a du boulot ».

Lecteurs, que pensez-vous du classement de Shanghai ? Le jugez-vous fiable ? Faut-il agir pour essayer d’obtenir un meilleur palmarès français ou au contraire ne pas le prendre en considération, ni s’en servir comme baromètre ? Vos analyses sont les bienvenues !

1 commentaire sur "Classement de Shanghai : pourquoi la France est-elle mal placée ?"

  1. Jernim  13 août 2010 à 18 h 19 min

    La démarche de Mme Pecresse auprès de l’universite de Shangaï est une parfaite illustration de notre gaulocentrisme. Peut-être pense-t-elle qu’il est plus facile de faire des réformes en Chine qu’en France et qu’il serait plus simple de faire modifier leurs critères de classement aux Chinois que d’opérer une simple réforme en France qui consisterait à réunir dans une même entité de recherche le CNRS et l’Université. Et dans ce cas c’est paradoxalement une belle preuve de lucidité de sa part même si cela relève de le la plus parfaite utopie.
    En tout état de cause,iil ne sert à rien de nier l’évidence : ce classement de Shangaï est devenu incontournable., en France comme ailleurs.Signaler un abus

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