« Le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l’homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie ». Le texte adopté par l’assemblée générale des Nations unies souligne également que 884 millions d’êtres humains à travers le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité et que 2 millions de personnes, surtout des jeunes enfants, meurent chaque année d’une maladie découlant de la mauvaise qualité de l’eau ou de l’absence de sanitaires.

« C’est vraiment une avancée historique. C’est la première cause de mortalité, et personne n’en parle », a commenté Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie. « Ce n’est pas le manque d’eau qui tue, c’est l’eau sale », a-t-elle ajouté.

La résolution, non contraignante, incite les Etats à « fournir des ressources financières, à renforcer les capacités et à procéder à des transferts de technologies, grâce à l’aide et à la coopération internationales, en particulier en faveur des pays en développement ».

122 pays ont voté pour ce texte, 41 se sont abstenus. Parmi les abstentionnistes, les Etats-Unis et le Canada. Washington a fait valoir que ce droit à une eau de qualité « n’était pas reconnu en droit international ».

Pour Maud Barlow, ancienne conseillère de l’ONU pour les questions relatives à l’eau, les pays développés qui n’ont pas voté ont eu peur « qu’on leur demande de payer la facture » et que la résolution ne donne « à leurs propres citoyens des outils pouvant être dirigés contre eux ».