Le Département de l’instruction publique (DIP) du canton de Genève va réduire les heures d’enseignement de l’histoire-géographie. Cette décision s’inscrit dans un processus d’harmonisation intercantonal des programmes scolaires (accord « HarmoS »), dont le Plan d’Etudes Roman définit les modalités concrètes pour la Suisse romande. L’application de ce Plan, récemment votée, est prévue pour la rentrée 2011, après une année de formation des enseignants. Mais la transition ne fait pas que des heureux. A Genève en effet, l’harmonisation signifie notamment la perte d’une ‘heure’ (45 minutes) sur deux, en histoire comme en géographie, en deuxième et troisième année de Cycle d’orientation(1). Devant cette diminution du nombre d’heures, les réactions sont vives. Avec seulement 45 minutes par semaine pour explorer les grands traumatismes du XXème siècle en fin de scolarité obligatoire, Charles Heimberg, en poste à l’Université de Genève, craint ainsi que l’enseignement de sa matière au secondaire « ne soit plus qu’un zapping désespéré sans qu’il soit possible ni pour les élèves, ni pour leur enseignant, de construire vraiment du sens ». Les syndicats enseignants ont déjà annoncé leur contestation de la nouvelle grille horaire.