Les députés ont adopté en première lecture, par 287 voix contre 216, le projet de loi du député UMP Eric Ciotti(1), visant à lutter contre l’absentéisme scolaire par la suppression des allocations familiales.

D’après le texte, lorsqu’un chef d’établissement constatera quatre demi-journées d’absence non justifiées en un mois pour un même élève , il le signalera à l’inspecteur d’académie. Celui-ci avertira alors la famille et « l’orientera vers des dispositifs d’aide ». Parallèlement, il saisira le président du Conseil général, pour que soit mis en place un contrat de « responsabilité parentale ».

Si, dans le mois qui suit, l’élève est de nouveau absent, l’inspecteur d’académie aura « l’obligation » de saisir le directeur de la CAF qui suspendra le versement des allocations familiales. Les prestations seront rétablies si l’enfant retrouve le chemin de l’école. Le dispositif, dénoncé par les principaux syndicats d’enseignants et la première fédération de parents d’élèves, la FCPE, doit entrer en vigueur à la prochaine rentrée scolaire.

Au même chapitre, le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives a, en revanche, annoncé la fin de l’expérience lancée dans l’académie de Créteil, où de l’argent était attribué à des projets pédagogiques pour lutter contre l’absentéisme. Testé dans trois lycées professionnels, le principe de la cagnotte incitant les élèves à plus d’assiduité « a été mal perçu et surexposé médiatiquement », a expliqué Marc-Philippe Daubresse. De l’aveu même du ministre, « l’expérimentation n’a pas porté ses fruits. Il n’y a pas eu d’effet significatif sur l’absentéisme ».