Marie-Jeanne Philippe, de la métallurgie aux académies

Enseignante-chercheuse spécialisée en métallurgie, Marie-Jeanne Philippe a présidé l’université de Metz avant de prendre la tête de différentes académies. Elle est aujourd’hui le nouveau recteur de Lille.

« Comprendre le monde grâce aux explications de la physique » passionne Marie-Jeanne Philippe. Elle entame donc un parcours scientifique jusqu’à l’obtention d’un double doctorat dans le domaine de la métallurgie. « Je me suis penchée sur l’infiniment petit à travers l’étude des micros structures. »

Son parcours d’enseignante-chercheuse la mène ensuite dans plusieurs universités. Elle travaille notamment au CNAM en tant que maître de conférences, avant de rejoindre, en 1987, l’université de Metz : « Le domaine de recherche sur lequel je travaillais y était particulièrement développé. » Débordante d’idées sur l’organisation de la recherche, elle devient, en 1992, vice-présidente du conseil scientifique de l’université.

Non à la routine

Mais Marie-Jeanne Philippe préfère les défis à la routine. Répondant à un besoin de renouveau, elle dirige de 1997 à 1998 l’Institut supérieur de génie mécanique, puis prend la présidence de l’université de Metz. « Mon but a été de construire une véritable complémentarité entre les universités de Metz et de Nancy. J’ai donc réorganisé l’offre de formation, et recentré les masters et doctorats sur quelques spécialisations. »

Confrontée à la fois aux questions de gestion et de management, elle s’enrichit de cette expérience et prend goût aux fonctions administratives. Elle devient recteur de l’académie de Poitiers, avant de rejoindre en 2004, le ministère de l’Éducation nationale comme directrice adjointe de cabinet. Elle travaille sur la préparation de la loi pour l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005 ; une loi d’orientation et de programme qui vise à élever le niveau de formation des jeunes.

De Besançon à Lille

En 2007, Marie-Jeanne Philippe rejoint l’académie de Besançon, et retrouve ainsi la fonction de recteur avec plaisir : « Nous disposons d’une vraie marge de manœuvre en matière de politique pédagogique. » À Besançon, elle met en place un système de contrat d’objectifs scolaires. Le principe ? Étudier les caractéristiques des établissements, les comparer avec les moyennes de l’académie et déterminer des axes d’amélioration : « Nous fixons trois priorités qui peuvent aussi bien concerner la réussite des élèves, la lutte contre la violence, que la vie scolaire. »

Anticiper les besoins de formation

En fonction à Lille depuis le 25 mars 2010, Marie-Jeanne Philippe a d’ailleurs bien l’intention d’implanter à nouveau ce système. Elle ne manque pas de projets pour l’académie.

Elle souhaite revoir la répartition des établissements sur le territoire. « Il existe un véritable écart entre la réussite des élèves issus des milieux défavorisés et les autres. Il est donc important de réorganiser les établissements sur l’académie afin de favoriser la mixité sociale. »

Une autre de ses priorités concerne l’offre de formation professionnelle. « Nous menons actuellement des études sur les domaines porteurs d’emplois et sur le niveau de qualification exigé. Nous devons anticiper l’évolution des métiers afin de préparer les jeunes. »

Coller aux besoins du marché de l’emploi, voici un nouveau défi que le récent recteur de Lille va tenter de relever.

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